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lundi 26 mai 2014

Élections Européennes : Auriez-vous voter Hitler pour contrer Staline ?

Je remercie d'avance Monsieur Godwin pour la distribution des points. Mais après le "séisme" (où ça ?) des élections européennes et le capharnaüm médiatique à son sujet, j'aimerais mettre les pieds totalement dans le plat. Je pense qu'en fait, la question des élections européenne était celle du titre de cet article, et d'après les résultats seuls 25 % des votants (en excluant les votes blancs et nuls), soit moins de 10 % des votants potentiels (en considérant les non-inscrits et les abstentionnistes) ont répondu oui à cette question.

Résultats définitifs. Les non inscrits ne sont ici pas pris en compte.


Car s'il est un réflexe constant de comparer l'ascension d'Hitler à celui de Marine Le Pen, il l'est moins d'en faire de même en comparant l'Union Européenne à l'URSS de Staline. Pourtant j'ai pas de mal à trouver les points communs. 

Car premièrement, l'Union Européenne actuelle est anti-démocratique après qu'on ait imposé au peuple européen le Traité de Lisbonne sans respecter l'avis des référendums des rares pays qui ont pu l'organiser (France, Pays-Bas et Irlande).
L'Union Européenne se veut également être une entité supra-nationale en aspirant les pouvoirs nationaux vers les entités Bruxelloises. Elle détruit tout ce qui fait référence aux patrimoines nationaux (à commencer par la monnaie, la frontière et la langue [anglais]) de la même manière que l'URSS avait le rouble soviétique et une russification de la langue et des édifices structuraux.

Bien sûr, le goulag n'existe pas (pas encore ?) au sein de l'Union Européenne, mais la dissidence s'évacue par sa marginalisation systématique si elle est revêtue d'une parure politiquement incorrecte, et une diffamation médiatique est possible si une forme d'écho de la dissidence arrive tout de même à raisonner (le mot "antisémite" pourra alors être agrémenté avec de la sauce tartare, samouraï, ketchup ou tout autre sauce compatible).

"Strasbourg Europtimist", le slogan sur les trams strasbourgeois.

Ah ouais mais nan, l'URSS avait pas de Parlement élu au suffrage universel direct !
C'est vrai, le petit truc qu'on oublie c'est que le parlement européen a finalement très peu de pouvoir et se contente généralement de statuer sur les miettes qu'on veut bien lui laisser. Les directives sont en fait généralement statuées par le conseil des ministres en concertation avec la Commission Européenne, cette dernière décidant également de la proposition des directives et n'est pas élue au suffrage universel direct. Les commissaires sont proposées par les États (généralement au sein du parti "au pouvoir") mais ne représentent pas leurs intérêts nationaux.

Le Parlement a cependant une carte à jouer en élisant le Président de la Commission Européenne et peut proposer des lois à la Commission qu'elle se réserve d'approuver ou non.

Le contexte étant posé, j'aimerais rappeler un peu l'histoire à tous ceux qui nous bassinent avec "nos ancêtres se sont battus pour le droit de vote", généralement en faisant allusion à 1789 (qui distinguait dans un premier temps les citoyens passifs et actifs, les actifs étant ceux qui payaient l'impôt et qui pouvaient alors voter). 

Premièrement les gens ne se sont pas battus pour élire des enfoirés de première, ni même pour le suffrage universel, mais parce que les gens avaient la dalle. C'est con hein ?

L'établissement du suffrage universelle s'est imposée petit à petit dans l'histoire d'une France qui cherchait un système politique stable et viable qui contentait tout le monde (puissants et non puissants), rarement par le fait d'une pression populaire. L'établissement de référendums a d'ailleurs été une arme créé par et pour Napoléon Bonaparte, usant de son prestige pour proposer aux citoyens certains changement de la constitution à son profit personnel. De la même manière Alexandre Thiers exprimait sa satisfaction à l'égard du suffrage universel en remarquant que les citoyens votaient systématiquement dans l'intérêt des notables. La Chambre des députés de 1792 compte d'ailleurs, dans une France constitué à 98 % de prolétaires, 2 députés issus du prolétariat sur 750 ! 

Alexis de Tocqueville, dans un style moins épuré, résumera d'ailleurs : "Je ne crains pas le suffrage universel : les gens voteront comme on leur dira.".
L’analphabétisme contribuant à ce que le petit peuple, n'y comprenant pas grand chose, cherche à être influencé par des classes supérieures plus éduquées. Quoi de mieux alors qu'une dictature ? Une république dont l'intérêt des puissants est garantie par "la volonté nationale".

Me concernant, les résultats des élections européennes ne me font pas peur. En réalité, je pense que le Front National peut en réalité se révéler plus atlantiste que prévu et y perdre au change, ça aura au moins le mérite de vérifier la crédibilité du parti sur certaines questions souverainistes. 

Dans la mesure ou le parlement européen se cantonne à des décisions soumises par des oligarques influencés par les lobbies mondialistes, le FN ne m'apparait pas comme une menace de dérive fasciste, bien que le Front National possède à mon sens une arrière-boutique potentiellement nocive comme le rappelle le parti dans des polémiques constantes sur les questions islamiques. Avoir voté FN lors de ces élections consiste donc au pire, en n'ayant pas peur de l’exagération puisque c'est comme ça que les médias veulent raisonner, à voter Hitler pour contrer Staline dans un cadre restreint qui ne permet pas à Hitler de prendre de décisions mais de gêner quelque peu celles de Staline.

Mais il est sûr que le vote massif en faveur du FN par rapport aux autres élections européennes témoignent d'une prise de conscience dans l'opinion, de la voyoucratie placée à Strasbourg et à Bruxelles.

Détournement du slogan "L'Europe c'est la Paix". Légitime quand on sait que la France donne l'équivalent de 7 milliards d'euro à l'UE chaque année et qu'un gaspillage s'établit dans les instances européennes (lire ici).


Les français, de plus en plus anti-européens, ont ainsi pu trouver un moyen de protester en tentant de bloquer les institutions européennes en envoyant à Strasbourg le seul parti politique français se revendiquant anti-européen pouvant faire le poids avec les autres partis plus traditionnels, tous pro-européens. Mélenchon étant assez contradictoire dans ses paroles.

Une Union Européenne qui impose aux nations de fortes politiques d'austérité. Et puisque les européistes nous ont martelé durant des années "L'Europe c'est la Paix" en nous rappelant constamment l'histoire d'une Europe d'une montée du fascisme, tenons compte de l'histoire où la population française, fidèle à sa tradition assimilationniste n'est pas tombée dans ce piège avant et pendant la seconde guerre mondiale (contrairement à l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne), et que la raison principale qui a fait émerger les opinions radicales fut ... l'austérité (notamment en Allemagne vu le poids du Traité de Versailles). À bon entendeur.

mercredi 21 mai 2014

Russie-USA, la nouvelle guerre froide où la France a tout à perdre !


Taille originale ici.
Les objectifs de cet article sont simples :
- Montrer les réels enjeux de la nouvelle guerre froide Russie-USA (qui risque réellement de se réchauffer).
- Montrer que la France sert de caniche aux américains.
- Montrer que les médias français ont réellement amorcé une campagne de propagande.
- Montrer que la Russie n'est pas totalement dans ses torts, bien qu'elle aspire à devenir une nouvelle hégémonie.
- Donner un aperçu accessible et concret de la situation géopolitique actuelle.

À l'heure actuelle, le sport médiatique national est à la vindicte obsessionnelle sur le comportement de la Russie. Un sport que pratique beaucoup Canal+, notamment par le biais des JO de Sotchi puis des évènements en Ukraine. Et il est vrai que la Russie a la forme : préservation de ses intérêts du côté syrien, dette nationale quasi inexistante, croissance très forte et un pouvoir étatique fort.

Poutine travaillant son image d'homme fort.

De l'autre côté, les USA avec une dette à plus de 100 % du PIB, un dollar dont la confiance ne tient qu'au pétrodollar (qui est le devoir de payer le pétrole en dollar, obligeant les pays à avoir du dollar en monnaie de réserves) et un pouvoir géopolitique qui ne tient qu'à la terreur militaire, et qui a pris un petit coup au nez depuis la stratégie de Poutine en Syrie. Dans ce contexte, l'Union Européenne sert d'allié aux États-Unis, en chapeautant les politiques nationales des différents pays membres, notamment dans les pays d'Europe de l'Est, en échange de subventions à la charge de pays plus riches qui eux ont su s'aligner par le biais d'un travail lobbyiste américain important en amont.

C'est dans ce travail commencé depuis des décennies que débarque la Russie de Poutine comme une épine dans le pied qui pourrait provoquer la gangrène. Du côté français, Depardieu partant faire la bise à Poutine est lynché sur place publique quand Yannick Noah, parti (ne pas) payer ses impôts aux États-Unis peut venir s'asseoir nous donner des leçons de politiques sous forme de clip promotionnel pour bobos. Vous comprendrez d'instinct quels intérêts ont les groupes de presse français, habitués de ce qu'ils appellent le "Russia Bashing", dont l'anglicisme montre intrinsèquement pour qui le travail de sape est réalisé.

Les Etats-Unis, dont la force est celle de provoquer faiblesse chez autrui, rencontre un problème épineux en découvrant un adversaire de plus en plus imposant. Ses seules armes sont, pour l'instant, la guerre économique et médiatique (l'aspect militaire est bien présent de manière indirect dans des pays pas encore dominés, mais il n'est pas encore question de l'utiliser à l'encontre de la Russie). Une guerre qui se cristallise en Ukraine (et qui pourrait se poursuivre en Bulgarie), où le rôle inavoué de l'Union Européenne était d'enrôler l'Ukraine dans le jeu américain et dont les pressions et les appuis financiers et logistiques (armement d'extrémistes) ont permis de destituer un président en exercice qui semblait s'apprêter à choisir la Russie plutôt que l'UE ! Sacrilège !

Blog de l'artiste ici.
 
Dans une guerre hégémonique où les USA sont à la frontière russe, il est logique que Moscou tente de tirer son épingle du jeu en décrétant des référendums suite à la destitution du président Ukrainien. En réalité, Poutine n'a transgressé aucune règle internationale en proposant cela puisque l’État ukrainien légitime n'existait plus, d'autant qu'il le fait dans des régions historiquement attachées à la Russie.

N'oublions pas qu'en pleine guerre froide, lorsque l'URSS fournissait des armes à Cuba, tout prêt de la frontière états-unienne, De Gaulle a été le premier a offrir les services de la France pour fournir aux américains des informations sur l'implantation des missiles soviétiques. Tout en ayant une politique offensive à l'égard des américains sur d'autres nombreux points. Une position neutre et indépendante qui je crois, est la politique la plus juste, et qui donc aujourd'hui devrait être de dénoncer les entreprises de déstabilisations occidentales (comme par exemple la présence de mercenaires américains en Ukraine) et de comprendre la position Russe de protéger sa frontière dans un contexte de tension militaire qui s'accroit petit à petit.

Il est en réalité très facile de démontrer le manque cruel d'objectivité médiatique sur la Russie de Poutine par quelques faits :

- Le silence de mort des médias français sur le massacre d'Odessa, ou des dizaines de personnes pro-russes sont morts calcinés en tentant de se protéger de séparatistes dans la Maison des Syndicats. Ces derniers y ont mis le feu sous l’œil des forces de l'ordre. Imaginons le cas inverse, et c'est la une du JT de Claire Chazal et un discours de 30 minutes de John Kerry.

- Le cas Snowden déjà aux oubliettes. Les médias sont déjà passés à autre chose et parle de traité transatlantique (dans une optique de conservation hégémonique américaine d'ailleurs) sans aucune référence au cas Snowden. On notera que la France s'est particulièrement illustrée dans sa médiocrité en n'offrant aucun recours à Edward Snowden, voir pire en étant allié des américains pour quelque chose qui la concerne pourtant directement (les français ont-ils encore un État ?), en refusant à Evo Morales de Survoler la France suite à son voyage en Russie. On retrouve ici le rôle déstabilisateur de la Russie. On se souviendra par ailleurs de l'indignation de l'UMP dans les écoutes sur Nicolas Sarkozy et de son relatif calme quand il s'agissait de la totalité de la France !

- La tendance médiatique à compter les antisémites potentiels s'est bizarrement envolée quand il s'agissait de compter ceux du nouveau gouvernement ukrainien, constitué du parti Svoboda, ouvertement antisémite et dont les méthodes totalitaires sont totalement discernables dans une vidéo révélatrice que vous n'avez probablement pas eu l'occasion de voir à la télévision :


- Le silence médiatique au sujet de la coupure du canal de l'Ukraine à l'entrée de la Crimée, empêchant la principale source d’approvisionnement d'eau de la Crimée et engrangeant donc des conséquences économiques directes par des pertes agricoles massives.
- Le diable se cache dans le détail. Vous vous souvenez des médias montrant la Russie dans un tournant homophobe (en interdisant simplement la propagande homosexuelle dans les lieux publiques et l'adoption à des couples homosexuels). Une image de marque que la Russie ne veut pas porter et qui a tenté de s'en détacher en faisant chanter le groupe t.A.T.u., composé de deux femmes lesbiennes, au tout début de la cérémonie d'ouverture. Vous ne l'avez pas vu ? Normal, les télévisions françaises ont décidé de retranscrire la cérémonie en direct, mais juste après cette performance ! Vous comprenez, ça aurait perturbé nos petits esprits conditionnés.

Le groupe lesbien t.A.T.u, à l'ouverture de cérémonie des JO de Sotchi. On notera que Valentina Terechkova, la première femme à avoir été dans l'espace, était également présente, probablement pour contre-carrer les relents "féministes" et rappeler la grandeur de l'ex-URSS.

Aujourd'hui, les États-Unis ont érigé quelques sanctions financières et menacent d'un renchérissement qui peut mal tourner si la Russie arrête d'alimenter l'occident en gaz et pétrole. Les clients de banques russes doivent désormais se passer de Visa et Mastercard, ce à quoi Poutine a dans la foulée réagit en entreprenant la création d'un système équivalent russe. Les chinois n'ont d'ailleurs pas attendu pour faire de même et ont même interdit Windows 8 sur les PC gouvernementaux. Afin de décrédibiliser l'économie russe, les USA peuvent compter sur les trois agences de notation de références (toutes les trois américaines) en abaissant ou menaçant d'abaisser (ici et ici) la note de la Russie (ou de sociétés et banques russes, comme le prévoit Fitch et l'a fait Standard and Poor's), tout en conservant les perspectives élogieuses au niveau américain qui pourtant pâtirait comme tout le monde d'une crise en Russie.

Dans une économie occidentale complètement globalisée et dépendante du monde entier, l'économie russe parait beaucoup plus solide à un dérapage économique avec une indépendance énergétique et une mentalité étatique forte, ainsi qu'une histoire commune difficile. En prime, la Russie détient une monnaie de réserve (l'or) qui s'accroit tous les jours, comme pour son voisin chinois, quand les réserves américaines semblent souffrir de doute quant à leurs existences (difficulté de rapatriement de l'or allemand, pas d'audit possible à Fort Knox [le dernier remonte à 1953 !], revente manipulée des réserves d'or pour soutenir la confiance du dollar). La Russie a elle aussi des cartes à jouer, notamment en obligeant potentiellement aux autres pays de payer son pétrole et gaz en rouble (et non en dollar comme c'est une obligation), ceci donnerait immédiatement un uppercut au dollar. De la même manière la Russie a décidé de se délester de 1/5ème de sa dette américaine.

Il apparait évident que dans une période de disette, la Russie ferait preuve de plus de solidarité que dans une Union Européenne où chaque pays voudrait reprendre sa part du gâteau sans redonner les autres parts, en termes d'import/export agricole et énergétique notamment. Une Russie qui pourrait de plus s'attirer des alliés de circonstances, fatigués du diktat américain, tels que la Chine et l'Iran.

Dans un effondrement de l'équilibre géopolitique mondial, il apparaît claire que la seule carte à jouer du côté occidental se trouve sur un plan militaire. Là encore, la Russie semble avoir une position stratégique efficace, en montrant souvent ses gros bras par le biais de tests concluants de la nouvelle technologie militaire russe. La Russie a d'ailleurs prévu des exercices militaires conjoints avec la Chine pour 2015, bien que Poutine assure stratégiquement ne pas avoir besoin d'une alliance militaire avec la Chine.

Au delà de ce jeu d'intimidation pouvant dégénérer en crise économique, il est à noter que Poutine cherche à faire de la Russie une nouvelle place de leader mondiale par le biais d'un astucieux jeu de communication et de choix politiques. Il n'est sûrement pas du fait du hasard que le nouveau procureur de la Crimée est une jeune femme nommée Natalia Poklonskaya, dont la beauté envoutante et la douceur dans la voix permet un coup de com médiatique flagrant (bien que nos médias n'en parlent pas) afin d'attiser la sympathie et de trancher avec l'image dure et virile de la Russie. Elle est d'ailleurs déjà l'héroïne d'un manga japonais et semble avoir une certaine notoriété en Asie. Aujourd'hui quelques photos élégantes privées de la jeune femme sont disponibles, après un soit-disant vol par les journalistes. Ma conviction est que c'est le gouvernement russe qui a promotionné ces photos, toujours dans l'optique du coup de com.

Natalia Poklonskaya, procureur de Crimée, dont la beauté hors pair n'est probablement pas dû au hasard.

Dans un style un peu différent, il est amusant de voir le clip officiel (voir ci dessous) des Jeux de Sotchi dans le contexte sociétal actuel de l'occident. En effet, ce clip traite du rôle essentiel de la mère dans les embûches de la vie ainsi que dans les exploits sportifs. Ceci même à l'heure où l'occident fait de son mieux pour amoindrir le rôle éducatif des parents (voir mon article sur le processus de destruction de la famille). De même que lorsque l'occident tend à légaliser le mariage homo, la Russie adopte une loi bannissant la propagande homosexuelle sur son territoire. De même que lorsqu'un transsexuel avec des seins, un pénis et une barbe gagne l'Eurovision, la Russie s'empresse de vouloir créer son propre eurovision. La Russie se défend en fait ici de la nouvelle idéologie progressiste émergente en se portant garant d'un ordre social plus traditionnel, susceptible de séduire de nombreux pays.


 
 
Nous sommes donc bien plus loin que dans une simple divergence de point de vue entre la Russie et l'occident sur l'Ukraine. Mais dans une guerre d'hégémonies où la Russie ne peut faire face qu'en adoptant une posture intelligente et idéologiquement stable. Il ne serait probablement pas étonnant d'ailleurs que la Russie gagne à promotionner la valeur nationale des États européens afin qu'ils retrouvent l'âme de l'indépendance. Si un eurovision version russe voyait le jour, je parierais qu'une close obligerait les pays à chanter dans leur langue nationale afin de contrer cet anglicisme généralisé.

En ayant compris tout cela, il apparait clair qu'une économie mondiale en berne ajouterait l'urgence d'une guerre du côté américain, afin de tenter de conserver son suprématisme par un plan militaire quand sa stratégie économique ne tient plus ses promesses. De mon point de vue de citoyen français, je vois la prise d'information et la prise de recul comme une manière de ne pas tomber dans le piège de la guerre que toute la classe politico-médiatique française (ou presque) nous tend et dont le gouvernement français apparait réellement comme un suiveur paradoxalement au front, et dont certaines têtes illégitimes trouvent une place dans le jeu politique.

Les deux candidats potentiels ukrainiens de l'époque, ainsi que François Hollande, président de la république et BHL, ministre des affaires etr ... heu ... philosophe milliardaire.
La Russie peut compter sur un média de poids, Russia Today, qui transmet des infos en anglais contrastantes avec les autres acteurs clés de l'information anglo-saxonne, et qui se constitue un large publique au sein même des États-Unis. Une guerre de l'information, une guerre économique et une guerre de reconnaissance idéologique qui sont en fait probablement les prémices d'une guerre militaire. La logique et la prise d'information sont les clés à acquérir pour comprendre véritablement la situation. En tous les cas, une "démocratie" où le président est à 18% d'opinions favorables, et une "dictature" présidée par un homme à plus de 80 %, ça a de quoi déstabiliser !

mardi 22 octobre 2013

L'affaire Leonarda et l'Instrumentalisation de la Bêtise Lycéenne !

Massacrez les programmes scolaires en virant des chapitres de l'histoire de France, pourtant déjà bien martelée (Rendez-vous compte que durant sa scolarité, un collégien n'entendra pas parler de Napoléon, de Clovis, de Louis XIV et bien d'autres), avec un allégement des programmes coupant notamment dans le temps accordé au général De Gaulle. Vous entendrez les mouches voler.
Une expulsion en règle au sein d'une école. Catastrophe ! Inadmissible de le faire dans le cadre d'une sortie scolaire. C'est vrai que saccager une sortie scolaire de la sorte n'est pas forcément la chose la plus intelligente, mais que ça en devienne un prétexte pour légitimer des milliers de Lycéens dans la rue qui, pour la plupart, ne se sentent pas concernés par l'actualité, c'est assez drôle.

Le baptême de Clovis, considéré comme le premier roi de France, trouvant sa légitimité par le biais du christianisme.

En réalité, cette manifestation n'a rien d'étonnant. A force d'habituer la jeunesse à raisonner de manière compassionnelle et non par la raison, on obtient vite des discours victimaires. La pseudo-rivalité qui s'inscrit au sein du gouvernement socialiste est d'une théâtralité sans nom. En réalité, attiser la bêtise et la compassion (tout ça orchestré par l'éducation nationale) de la jeunesse sur un sujet aussi complexe que ce qui concerne l'immigration est une manière très facile de faire croire à une volonté populaire d'une ouverture de la France à l'immigration (des roms notamment) au prétexte de situations précaires, quand bien même l'intégration au sein de la nation n'est pas du tout dans la volonté de cette immigration.

La nation ? De toutes façons, qu'est-ce que ça évoque la nation dans la tête d'un lycéen qui ne connait pas Clovis mais qui par contre vous en apprendra sur la mondialisation et l'intégration de la France dans l'Europe (puisque ce sont ce genre de programmes qui ont été mis à la place) ? L'histoire a été saccagée depuis des années. Pour exemple, le régime de Vichy et la collaboration française durant la seconde guerre mondiale est enseignée d'une façon complètement déconnectée de la seconde guerre mondiale, dans des chapitres bien distincts. Vichy se voit donc être une volonté purement française.
Résultat : « La nation ? Celle qui a fait émergée Pétain ? Non merci ! »
Et bizarrement, l'émotion qui est omniprésente dans l'univers d'un lycéens (pas seulement à l'école mais également dans son univers musical, cinématographique, télévisuel ou culturel prédestiné), n'est que très rare quand il s'agit d'aborder l'Histoire de France qui pourtant ne peut être délectée d'émotion.

Henri Guillemin, historien émérite, racontant l'histoire de France dans une ferveur qu'on ne trouve plus.

Car en effet, l'Histoire n'est pas une matière qu'on enseigne dénuée d'émotion. Car elle met en jeu des hommes, on ne peut parler objectivement d'aventures humaines en n'en parlant comme s'il s'agissait de vulgaires pièces d'échecs agissant sans aucune motivation contextuelle ou émotive. Comme le rapporte l'historien Henri Guillemin dans l'une de ses conférences, Victor Hugo avait une pensée similaire comme le laisse penser ces vers :
« Ne me racontez pas un opprobre notoire 
Comme on raconterait n'importe quelle histoire. » 
Bizarrement, ce traitement est bien réservée à une partie de l'Histoire qui est celle de la Shoah, notamment par la diffusion fréquente du film "Nuit et Brouillard" aux troisièmes. Pour le reste, on raconte l'histoire comme une mécanique bien huilée, sans nuance, et où les caractères des hommes d'histoire n'entrent pas en compte.

L'affaire Leonarda est donc un prétexte pour créer une polémique sur une action légitime. Traiter cette action comme discriminatoire ou "anormale" est complètement liée à cette culpabilisation systématique dans le récit de notre Histoire de France où chaque fait et geste actuel qui se porte en garant envers notre territoire rappelle dans l'inconscient collectif celui du national-socialisme de l'Allemagne Nazie qui se raccroche toujours directement à Pétain. L'objectif d'une telle affaire ? Il est difficile pour moi d'être catégorique là-dessus, cependant il semble qu'il y ait une volonté de faire de Leonarda un cas d'école dans le processus de facilitation de l'obtention de la nationalité française. Car oui, dans cette affaire, le fait que le père, dépeint comme un profiteur peu scrupuleux de la générosité qu'offre notre pays est bien à distinguer de sa fille, qui est une victime de son père. Faciliter l’accès à la nationalité française à des gens qui sont victimes de leur situation (familiale ou autre), est en fait un moyen de faciliter l'accès à la nationalité à n'importe qui se disant victime. Manuel Valls, montré comme le protagoniste de cette expulsion jugée sévère, s'est d'ailleurs montré ... en faveur d'une facilitation de l'accès à la nationalité française (qui a d'ailleurs déjà augmentée de 14 % en un an).

Leonarda, le symbole d'une instrumentalisation politique.

Ce genre de position est en réalité largement impopulaire, mais il est clair que c'est un objectif dans la politique du gouvernement, qui ne peut que se donner l'impression d'être légitime par des coups médiatiques où Valls se fait en fait passer pour l'inverse de ce qu'il fait. Une politique impopulaire qui se doit donc de trouver des soutiens en faisant croire qu'elle s'y oppose pour ensuite les satisfaire, quoi de mieux pour ça que de jeunes cervelles abruties par l'éducation nationale et en manque de reconnaissance, en plus d'aimer se sentir peser dans le débat politique, souvent à l'encontre de l'opinion parentale. Car oui, nous sommes dans un gouvernement qui veut aussi, ne l'oublions pas, donner accés au droit de vote ... aux étrangers sur le sol français. Ce qui revient à dire, en terme de métaphore, donner à vos invités le même pouvoir que vous, en tant qu'hôtes, de se prononcer sur la déco de votre salon ou sur le choix de votre prochaine cuisine équipée. Tout cela s'inscrit donc une volonté politique totalement libérale, affaiblissant la souveraineté du peuple français en bannissant des concepts tel que celui de la frontière, ou même de la citoyenneté française qui se caractérise largement par le droit de vote.

Une politique qui se veut dans la continuité de celle effectuée antérieurement par le biais notamment de la politique du regroupement familial accompagné de campagnes culpabilisatrices déjà effectuées par le PS via SOS Racisme, soutenant une rancœur envers le drapeau français en rappelant le passé coloniale du pays et en poussant la jeunesse d'origine immigrée (ou née de parents immigrées) dans une position de victime à l'égard d'un racisme qui n’existait pourtant que très marginalement. La conséquence la plus évocatrice est probablement les sifflets de la Marseillaise lors des Matchs amicaux opposants la France à l'Algérie ou à la Tunisie, ou même dans la joie (qui a perduré quelques temps) de la défaite de la France face au Sénégal lors de la coupe du monde de 2002. 

Logo de SOS Racisme, qui vous fait croire que le racisme est omniprésent et qu'il se cache derrière une volonté politique conservatrice.

Il s'agit donc d'une stratégie politique globale visant à affaiblir la France dans ce qu'elle représente dans les consciences. L'affaire Leonarda pose en plus les bases d'un problème plus précis encore qui est celle de l'appartenance familiale. Si le père décide de garder sa fille et que sa fille veut rester en France sans son père, la famille doit-t-elle primer ? Il s'agit là encore d'un point centrale qui casse la légitimité familiale si cette dernière est à l'encontre de ce que souhaite un membre de la famille bien qu'il n'ait pas 18 ans. A partir de là, il n'est pas incohérent de voir un père se voire facturer une fessée 500 euros ... Imaginez d'ailleurs ce qu'un gosse qui voit son père se faire réprimander pour une correction peut penser de sa place dans la famille ? Que c'est un être égal à son père et non sous son autorité. Des lycéens seraient donc dans cette optique à mettre sur un pied d'égalité avec n'importe quel citoyen. Tout ceci s'inscrit d'ailleurs dans une volonté de donner le droit de vote aux plus de 16 ans aux élections locales (mais probablement plus que ça à terme), une proposition faite par ... le ministre de la famille Dominique Bertinotti, y'a pas de hasard ! Toutes les structures qui équilibrent la société française sont ainsi petit à petit éliminées dont les conséquences sont : des immigrés croyants avoir le même droit que les citoyens français, des gosses au dents de lait qui croient avoir les mêmes droits que les adultes et des français issues de l'immigration qui vomissent "leur" pays. Mélangez tout ça et vous avez un pays amorphe qui peut s'intégrer à n'importe quelle structure supranationale étant donné que ce qui forge l'identité du pays a disparu. Une joie pour les pro-mondialistes, qui est une caractéristique bizarrement partagée par la plupart des hommes les plus puissants du monde.

Au passage, l’aliénation des lycéens dans l'affaire Leonarda est d'autant plus évocatrice que ces derniers ont manifesté en passant devant Bruno Boulefkhad qui se bat depuis plus de 500 jours pour une cause nationale, tout ça dans l'indifférence générale. Il est vrai que Bruno lui, ne bénéficie pas d'une telle tribune médiatique malgré un discours probablement plus intéressant à entendre comme j'ai pu le rapporter dans un précédent article.

Une foule de lycéens instrumentalisés passant devant Bruno Boulefkhad, symbole d'une cause nationale bien plus prestigieuse.

jeudi 17 octobre 2013

Comment Dechavanne et Lagaf' vous poussent à être de "bons" consommateurs stéréotypés ... tous les soirs.


Tous les soirs du lundi au vendredi on a droit à ce duo télévisuel, Une Famille en Or suivie du Juste Prix, habituant respectivement le téléspectateur au conformisme et au consumérisme qui, associés, forment les ingrédients du parfait consommateur.

Dechavanne, garant du conformisme

Petit détail visible intéressant : le chien de Dechavanne, un petit Jack Russel, chien à la mode en ce moment et que tout le monde veut. Dans une émission où l'objectif est de répondre comme tout le monde (le "panel" étant sensé être représentatif de la population), ce n'est probablement pas un hasard si ce chien se promène à sa guise dans l'émission. Une Famille en Or se base sur un principe réellement discutable qui repose sur le fait que les meilleures réponses sont celles qui sont les plus énoncées par le panel, la meilleure réponse étant d'ailleurs appelée "Top Réponse". Le conformisme est donc littéralement traduit en récompense.
Notez que la notion de "famille" n'a rien d'indispensable puisque deux équipes constituées d'inconnus pourraient eux aussi jouer. La "famille" sert en fait ici de prétexte intergénérationnel pourvu d'une relation (familiale) pré-établie, permettant au téléspectateur de s'identifier aux candidats qui lui semblent le plus proche de sa situation (le grand frère, la belle-mère etc ...).


Lagaf', garant du consumérisme


Quelques minutes après Dechavanne, après la page de pub qui vous montre des produits destinés à la consommation de masse (consommation conformiste), une ribambelle de bimbos sert d'accessoire à la présentation d'autres accessoires. Mais cette fois, l'objectif n'est pas d'être consensuel, mais de donner le bon prix de ces objets. Donner le bon prix (ou le prix le plus proche) vous donne droit à obtenir l'objet. 

Notez que l'effet est pervers car la mécanique de la surestimation du prix par effet psychologique est possible, ce qui fait croire au spectateur que les objets en question ne sont pas chers. En effet, le candidat, attiré par le dû, aura tendance à surestimer le prix du produit dans l'optique du gain de ce produit, un peu comme vous surestimez vos chances de gagner au loto en y jouant, ou quand vous surestimez le score de votre équipe de foot favorite lors d'un pari. L'optimisme vous fait perdre un peu de rationnel pour laisser place au fantasme. L'effet étant réel sur tous les candidats, il est clair qu'au vu de tous ces participants donnant un prix trop élevé, le téléspectateur pourra se dire "Ah c'est tout ? C'est pas cher en fait". Car oui, ne nous leurrons pas, bien que les marques des produits sont cachées, ces derniers sont généralement reconnaissables et lors d'une visite dans votre supermarché, votre inconscient saura de toutes façons faire le lien entre la forme d'un shampoing ou des couleurs d'un paquet de gâteau qu'il a vu à la télé pour créer en vous un lien de complicité instinctif.

Les "gafettes" faisant office de pots de fleurs de l'émission, promotionnant la journée de la femme. (Image empruntée ici)

Dechavanne + Lagaf' = Le "bon" consommateur

L'un vous récompensant à être conformiste, l'autre à vous attacher aux produits de par leurs valeurs monétaires, le tout entrecoupé de pages de pub, l'objectif semble clair : faire de vous un consommateur qui prône les produits de grande consommation. Acheter un produit local que peu de monde achète ... si vous avez vu Dechavanne, la "top réponse" se trouvera sûrement pas là. Bien sûr, quand le cerveau est conscient de cette mécanique, on peut vite croire à l’exagération du processus. Mais lorsque les réflexes cognitifs sont façonnés de cette manière, sans remise en question, le cerveau se façonne d'une manière idéale pour les multinationales et les grandes enseignes. 

mardi 15 octobre 2013

Rébellion : 3 jours dans une grue VS 500 jours (et plus) devant une banque

Bruno Boulefkhad, ancien chef d'entreprise dissident qui s'est décidé à se poser tous les jours devant la Société Générale afin de protester contre les crédits ruineux qu'elle propose, couverts par le contribuable.
Vous vous souvenez probablement d'une affaire dont les médias ont parlé il y a quelques temps. Il s'agissait de Serge Charnay qui réclamait le droit de visite de son enfant, et qui pour se faire s'était décidé à se retrancher durant 3 jours dans une grue. Un homme vu par le prisme médiatique comme une victime et qui se proclamait le pourfendeur de la cause des papas contre "la gouvernance et le pouvoir des mères" concernant la garde des enfants qu'elles obtiennent généralement après un divorce. Une affaire largement relayée par la presse et qui fait d'ailleurs aujourd'hui à nouveau surface puisque le père en question a récemment décidé de se jucher en haut d'une grille du tribunal de Nantes. Nous savons d'ailleurs aujourd'hui que Serge Charnay a déjà enlevé son fils à deux reprises dont une fois pendant deux mois et demi en 2011. C'était donc déjà le cas durant les 3 jours perchés sur sa grue, mais bizarrement, silence radio à ce sujet à cette époque.

Serge Charnay à la manifestation organisée par SVP Papa le 20 février 2013, à Nantes (source ici)



Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que bizarrement, un autre homme se bat depuis bientôt deux ans contre la Société Générale sans que ça ne fasse beaucoup de secousses médiatiques. Il s'agit de Bruno Boulefkhad, ancien chef d'entreprise qui, lors de difficultés économiques dû à la crise de 2008, a souscrit par forcing de sa banque (la société générale) à transformer son découvert en un crédit garanti par l'Etat (par le biais de l'entreprise publique Oséo) pour la banque. Le découvert accordé à Bruno lui permettait de continuer à faire tourner son entreprise, mais au vu des difficultés économiques, il était plus sûr pour la Société Générale de transformer ce découvert en un crédit garanti par des fonds publiques pour récupérer l'argent. Dans l'impossibilité de rembourser le crédit garanti par Oséo, Bruno Boulefkhad se doit alors de mettre la clé sous la porte, mais tout va bien pour la Société Générale puisqu'elle ... bénéficiera de notre argent (argent publique) pour se couvrir, elle est pas belle la vie ?

Une histoire intéressante qui, malgré l'acharnement de Bruno, qui se trouve depuis plus de 500 jours devant la Société Générale (ce qui est donc énorme comparé à 3 jours dans une grue), n'a rencontré que peu de médias. Le Figaro a daigné faire un petit article il y a quelques mois sur cette situation après un petit forcing de la part de ses sympathisants, les bureaux du Figaro étant, il faut le dire, à quelques mètres de l'endroit où Bruno se bat ...

On peut se demander, entre Serge Charnay et Bruno Boulefkhad, d'où vient cette différence de traitement médiatique ? Peut-on faire de sa vie un combat contre le système bancaire et intéresser les médias ? La cause de Serge Charnay est-t-elle plus intéressante car elle va dans cette tendance qui vise à gommer les différences hommes/femmes malgré leurs différences physiologiques et relationnels naturelles ? Je crois que nous sommes en droit de nous le demander, surtout à l'heure où c'est le média qui enfle les polémiques et qui constitue donc de fait, un outil politique permettant d'établir une impression de priorité concernant certaines actions qui doivent être mis en œuvre.


Vous pouvez soutenir le combat de Bruno par le biais de son compte paypal en utilisant l'adresse bruno.boulefkhad@orange.fr ainsi qu'en lui rendant visite devant le siège de la Société Générale au 29 Boulevard Haussmann (Paris).

lundi 14 octobre 2013

Ce que cache le terme "populiste" sur notre Démocratie

La manchette du Monde, mercredi 8 février 2012
Aujourd'hui, le populisme pointe du doigt les partis politiques ou personnalités qui auraient pour objectif de gagner un électorat ou une adhésion d'un publique avec des discours populaires et "facile". Il se distingue intuitivement du terme "démagogie" par une connotation plus péjorative, comme si cette envie d'être "populaire" cachait des idées sombres que la démagogie ne comporte pas. En ce sens, les penseurs médiatisés peuvent traîter de populiste le FN, bien que ce soit le PS et l'UMP qui aient la majorité des parlementaires de l'Assemblée Nationale, sans se faire traîter de populiste malgré le nombre de promesses non tenues ou de discours proférés qui sonneraient creux aujourd'hui.

Mais trouver odieux l'envie de satisfaire les foules en dit long sur le mot "démocratie".
Car oui, apparemment les non-populistes se doivent de l'être malgré les attentes du peuple, car les non populistes seraient raisonnables et raisonnés. Ce qui n'est pas le cas du peuple (puisque le peuple vote par nature pour les populistes qui détiennent les idées qui lui plaise).
La connotation péjorative du mot "populiste" est donc directement liée à celui qu'ont les gens qui utilisent ce terme au sujet du peuple, puisque dans cette logique, si les gens adhéraient à des idées saines, les populistes seraient eux aussi des gens sains. Utiliser le mot populiste comme un adjectif défavorable revient à dire que les attentes du peuple ne sont pas à pourvoir et qu'il faut les transgresser pour être quelqu'un de raisonnable.

"Place au peuple", slogan dit "populiste" du front de gauche

Au vu du nombre incalculable de gens se disant démocrates et utilisant ce mot, il est logique de se demander si la classe politique dominante (plus pour longtemps ?) est bien représentative du peuple, comme est sensé l'être la chambre des députés ...

samedi 12 octobre 2013

Le saviez-vous : le référendum ne sert à rien !

Résultat du référendum au sujet de l'adoption du traité de Lisbonne, le 29 mai 2005.
Et oui, comme tous les français ont pu en témoigner lors du référendum de 2005, le rejet d'un traité constitutionnel (c'est à dire un texte qui se place au dessus du politique) par le peuple, est une étape précédent une entourloupe politique. Le traité ne vous plaît pas ? Ok.
On en fait un autre, on l'appelle le mini-traité pour vous rouler, on change deux virgules à l'ancien, et puisque c'est un mini-traité constitutionnel, pas besoin de référendum, faites tourner la vaseline et dites merci Nicolas.

L'histoire est connu, cependant, une autre l'est moins. En effet, le 7 Avril 2013 les alsaciens ont été appelé à voter à dire si "oui" ou "non" ils étaient pour la fusion des collectivités locales alsaciennes. Un référendum qui s'est conclut par un échec des partisans du oui.

A partir du moment où le politique vous soumet à une mesure qui vous semble sortir d'un chapeau, il faut comprendre qu'il y a une volonté claire qui n'est pas populaire. Ici cette volonté politique pouvait à priori être mis en échec par le vote, mais en l’occurrence, le peuple on s'en branle.
Puisque voilà que bizarrement a fleurit un amendement (l'amendement 745) dans lequel il est prévu, "sans consultation des populations intéressées, la création d’une nouvelle collectivité territoriale au sens de l’article 72 de la Constitution [...]". Pur hasard ? On a du mal à y croire.

Philippe Richert, président du conseil régional d'Alsace et ancien ministre chargé des Collectivités territoriales du gouvernement Fillon, premier instigateur du référendum et partisan du "oui", traitant de jacobins certains parisiens partisans du "non"


Médiatiquement, il est consensuellement admis que le politique recherche la faveur des opinions avec une mise en avant des sondages d'opinions. Pourtant, il est clair que de telles mesures, à l'instar du "mini-traité", défavorisent les acclamations populaires. Qu'est-ce qui pousse donc les hommes politiques à transgresser l'avis du peuple ?

En tous les cas, les deux référendums bafoués (l'amendement 745 a bien été adopté à l'heure où je vous parle) portent sur une augmentation de la puissance de l'Union Européenne. En effet, la fusion des collectivités locales prévoyaient au passage un renforcement des relations entre l'Alsace et l'Union Européenne (au niveau financier surtout), en court-circuitant le rôle de l'Etat Français. Au même titre que le "mini-traité", c'est donc l'affaiblissement de la nation pour le compte de Bruxelles qui semble être le point de convergence de ces deux cafouillages démocratiques.

De quoi apporter de l'eau au moulin d'un certain Pierre Hillard, répétant depuis des années que la destruction de la nation, dans une logique mondialiste, se fait par le renforcement du pouvoir de Bruxelles et celui de l'indépendance des régions, affaiblissant de fait celui de la souveraineté nationale.